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vendredi 23 janvier 2009

Pourquoi aucun rush sur le métal précieux.

Une réponse de fonds faite ce jour à une question posée sur un forum financier francophone à forte notoriété.

Le gold résiste remarquablement bien. Ceci dit, il ne donne pas lieu à un rush. Pourquoi ? Les raisons sont multiples. On en isolera deux et laisserons de coté les raisons d'ordre techniques et les procès d'intention vis-à-vis de la profession bancaire.

La première réponse est d'ordre géopolitique.

Les détenteurs des plus grosses structures d'épargne nets - Asie et golfe notamment - sont des piliers du système dollar. Pour des raisons bien différentes. Tant qu'ils soutiendront - et ils le font actuellement de leurs bras musclés, sans faiblir - ils ne joueront pas la carte de la monnaie alternative.

Il faut bien saisir qu'ils ne s'agit pas - pour l'essentiel - de patrimoines privés. Mais de patrimoines publics, dont le positionnement est tout autant d'ordre idéologique que financier.

Et c'est là qu'intervient le deuxième frein, qui tient au cadre de pensée.

Le métal jaune est décrit par l'idéologie financière dominante de manière littéralement calomnieuse. On fait porter sur ses frêles épaules la responsabilités de crises dont il n'est à l'évidence pas la source. Sur deux plans, celui des mécanismes économiques globaux et sur celui du comportement des épargnants.

Sur le plan macro-économique :

De la crise monétaire qui frappa l'Espagne impériale à la crise de 1929 présentée et transformée par la lecture d'intellectuels comme Bernanke et bien d'autres comme une conséquence de l'étalon-or, le rôle de l'or a fait l'objet d'une réécriture savante de l'histoire commencée après 1944.

L'or est présenté comme un instrument monétaire au mieux defectueux au pire paléolitique. Au mieux un facteur d'inefficacité. Au pire Un facteur de troubles économiques voire de guerres.

Haro sur le Baudet !

Les économistes dit autrichiens - dont les défenseurs sont les seuls à avoir anticipé cette crise, un sérieux facteur de crédibilité ! - ont depuis longtemps donné la clé. Mais on en a cure. Ils sont entouré d'un mépris élégamment cultivé. Tout particulièrement par la pensée économique néo-conservatrice qui a fait de l'utilisation des instruments monétaires un levier d'action économique. Avec la complicité au moins tacite de tous les acteurs économiques et sociaux. On est entrain de constater les résultats.

Comme le faisait remarquer un analyste de la blogosphere finance, un étudiant en économie brillantissime qui ferait un cheminement intellectuel auprès de cette école de pensée finit au mieux professeur de faculté d'une université sans renom.

Son alter ego reprenant la pensée commune Friedmano-Keynesienne connaitra un tout autre parcours académique. Au pire dans une des écoles de l'Ivy league au mieux prix Nobel d'économie ...

Suivez mon regard !

Sur le plan micro-économique :

L'épargne en or est considérée - fort à tort - comme un facteur de thésaurisation, de "mise sous le boisseau" stérilisant l'argent accumulé aux dépens de l'investissement. L'or serait par sa présence stérilisante. On oublie trop vite que l'or n'est qu'un instrument monétaire susceptible de toutes les opérations y compris les plus sophistiquées.

Au final c'est évidement l'avarice et la cupidité des hommes qui, plus que tout, les amène à détruire et manipuler crédit et monnaie. Dans tous les sens, dans l'ordre et le désordre.

Et que ce soit sur le plan micro ou macro-économique, l'or ne tient qu'un rôle salutaire limitant par sa présence physique sur les marchés, les débordements les plus excessifs de la confiscation macro-économique par l'inflation, la manipulation des taux d'intérêt, une fiscalité prédatrice voire, sur le plan micro, ... la confiscation tout court.

Le métal jaune constitue à l'évidence une monnaie - et une épargne - de dernier ressort ... Son rôle reste à la marge. Je reste persuadé qu'il n'a terminé son cheminement jusqu'à une restauration d'un ordre monétaire international digne. Mais il reste de la route à parcourir.

Du chemin à parcourir dans les esprits également. Tout particulièrement donc dans la perception idéologique des détenteurs nets de créances en dollars. Le retournement est palpable, tant dans le golfe qu'en Chine où la prégnance d'une idéologie faisant un savant amalgame de néo-conservatisme anglo-saxon et de nationalisme économique très communiste est entrain de disparaitre.

Le temps joue pour une revalorisation forte de l'or.

Je le déplore en qualité de citoyen, préférrant, comme la plupart de mes lecteurs, une monnaie fiduciaire honnête et solide qu'une relique barbare. Et n'adhère au métal jaune que par nécessité intellectuelle ... Et financière.

mardi 25 novembre 2008

Un point de vue musulman sur la crise en cours

Marin belge professe le plus profond respect pour les religions et les grands mouvements de pensée dès lors qu'ils pacifient l'humanité. Et ce post n'a aucune vocation religieuse, politique ou morale.

Atimes Online est une remarquable publication électronique dont la sensibilité initiale est centrée sur le Pacifique, c'est-à-dire sur la problématique et les échanges entre les deux rives du grand océan.

Ce media tente visiblement désormais avec tact et diplomatie de fédérer extrême et moyen orient sur les problématiques économiques, financières et politiques. A la lumière de cet article, on modifiera un peu plus son propre regard sur l'intérêt culturel et religieux porté par les populations du golfe pour un étalon monétaire en or.

Les goldeux ne laisseront pas aller à de stériles et oiseuses discussions politiques ! Ils noteront surtout avec soin l'intérêt de la démarche et ce qu'elle véhicule. Et le risque de voir l'Asie et l'Orient pousser progressivement "leur agenda" autour d'un étalon monétaire physique ...

Pour en revenir à cet article, sa conclusion hélas totalement fondé et bien argumenté et suffisamment éloquente pour mériter une rapide traduction.

"Nous devons reconnaitre que, de même que le système communiste, le capitalisme a failli. Le monde doit recherche un autre modèle pour gouverner ses finances.

Nous avons ceci dans l'Islam. En synthèse, dans un système économique islamique, l'étalon or et obligatoire, ce qui interdit la création de papier monnaie sans collatéral. De plus, l'Islam interdit les pratiques de marché actuellement en vigueur dans le monde bancaire. Des pratiques qui sont entrain de de mettre à bas le système économique occidental. Qui plus est, contrairement à un système fait par les hommes, les principes de l'Islam - la Sharia - sont invariants".

"We must recognize now that, as with the communist system before it, capitalism has proven to be a failure. The world must now search for another model to govern its finances
.
We have this in Islam. To summarize, in an Islamic economic system, the gold standard is compulsory, thereby preventing the generation of unsupported paper currency. In addition, Islam does not permit the various aforementioned capitalistic trading practices as undertaken by current day banks, which are effectively bringing down the Western economic system. Moreover, unlike a man-made system, the principles in Islam (the sharia) are unchanging; therefore Islamic rules will remain in effect no matter what the situation. "

mercredi 19 novembre 2008

Dix "clichés" sur le gold

Dix idées préconçues sur l'or que je me fais un plaisir de torpiller avec votre concours. A l'attention des néophytes. Les autres, ceux qui ont repris le contact avec cet oublié de l'histoire monétaire, le savent déjà.

1 - L'or est une matière première de joaillerie

Première idée préconçue, premier "cliché" à tous les sens du terme, l'image selon laquelle l'or serait une matière première de boutiquiers. Des boutiquiers certes appréciés par vos épouses, messieurs, les bijoutiers ...

Réglons cette question avant de passer aux points suivants, autrement plus sérieux. Non l'or n'est pas une matière première destiné aux bijoutiers. Pourquoi ?

a - la valeur psychologique de l'or comme support de joaillerie ne tient pas sa nature propre mais bien à sa rareté et à son prix, et non l'inverse, c'est la classique inversion cause-conséquence. L'or entre dans la fabrication de bijoux ... parce qu'il est cher. D'ailleurs de ce point de vue certains l'auront constaté, le bijou en or a été plutôt ringard ces vingt dernières années dans nos pays et ce n'est pas une hasard. Il fut durant cette période remarquablement bon marché, toutes choses égales par ailleurs ...,
b - la carrière de l'or comme support de joaillerie se situe désormais clairement dans des régions - le proche-orient, le golfe, l'Asie - où sa valeur est très largement patrimoniale. Analysez la consommation d'or de joaillerie de certains pays - à monnaie et système juridique faible - comme une simple consommation de matière première, c'est faire une erreur d'analyse. Massive !

Soyons clairs. In fine si l'or était une simple matière première de joaillerie, il n'existerait ni marché de l'or monétaire - le fameux lingot disponible dans toutes les banques du monde, nous y reviendrons - et Fort Knox aurait soldé ses stocks depuis longtemps.

Rappelons-le, les banques centrales des vieux pays de l'OCDE sont encore aujourd'hui de gros détenteurs d'or. Leurs ventes désormais restreintes se poursuivent à rythme modéré et les grands argentiers des pays détenteurs de surplus massifs sont entrain de ré-évaluer l'intérêt des réserves métalliques.

Un dernier argument et c'est à mon sens le seul réellement définitif : Si l'or était une matière première, qui plus est destinée à des besoins non essentiels, celui-ci aurait fait au même titre que les autres matière première un grand plongeon en 2008. Or ce ne fut pas le cas en dépit d'une consolidation récente. La comparaison du cours du métal jaune avec les autres matières premières et les autres métaux y compris précieux ne laisse pas la place au doute. Même à 700 dollars l'once.

2 - Le métal jaune est une épargne de vieux et/ou d'incompétents

Encore une idée préconçue qui s'est progressivement en place depuis la fin des années 60 avec l'irruption dans nos pays de la modernité importée des US. Le goldeux est un retraité portant bretelles ...

Cette appréciation portée sur le métal jaune n'est pas sans fondement ni logique dans la mesure où la gestion remarquable que les US firent de leur monnaie et de leur économie durant les 20 années qui suivirent la seconde guerre mondiale fut un exceptionnel élément de stabilité monétaire, financière et économique.

La monnaie-papier a connu sous la fameuse ombrelle de Bretton Woods une période de stabilité historiquement exceptionnelle. Durant toutes ces années, le système financier a connu un développement durable. Un développement soutenu par des instruments monétaires tellement solides que les américains a fini par en ignorer les fondements ...

C'est dans ce contexte que le métal précieux s'est progressivement dévalorisé aux yeux des élites de nos pays, glissant progressivement du statut de garant du système monétaire à celui d'investissement de (grand)-père de famille puis à celui de relique numismatique puis, last but not least, de matière première de bijouterie ...

Sa subite appréciation à l'orée des années 2000 n'a pas évidemment changé la donne. L'idéologie économique ordinaire l'ayant classé "matière première", sa brutale appréciation n'a fait que confirmer aux yeux des économistes de support de spéculation sur les marchés des métaux ...

Dans un tel contexte l'or délivre à l'épargnant ordinaire et surtout au gestionnaire de patrimoine, qu'il soit amateur ou professionnel, une forte odeur franche et forte de naphtaline et, pour les français, de "troisième république", l'inverse absolue de la modernité. Et son succès relatif dans des pays au développement social, économique et financier plus faible - en Asie et en Orient notamment - ne fait d'ailleurs que renforcer cette appréciation ... Tout particulièrement chez nos amis banquiers et gestionnaire professionnels de l'argent des autres.

Pour ses contempteurs, l'or est le fait d'épargnants âgés, au mieux nostalgiques et incompétents et, au pire ... disons-le clairement borderline caractériels.

Si le dernier point n'est pas à négliger (car oui! il faut une certaine force de caractère pour faire le choix de l'épargne en or aujourd'hui...) les autres arguments sont absolument caducs et relèvent d'une intoxication médiatique et professionnelle.

Contrairement au politiquement correct, le métal jaune est désormais le fait d'épargnants qui sont :
- plus jeunes que la moyenne - on le voit nettement sur nos forums,
- visiblement plus formés sur le plan académique - les goldeux comprennent pour la plupart les grands mécanismes de création monétaire et le rôle essentiel du change et ses ajustements souvent brutal dans la mécanique des échanges internationaux.

Le fait que les goldbugs US aient très largement anticipé cette crise - votre serviteur qui a liquidé son portefeuille action au début de 2007 leur dit "Merci" - et la présence régulière de nombreux détracteurs à titre professionnel sur ce forum ne font que renforcer cette conviction :

"Si l'existaient des imbéciles parmi les épargnants - ce que je ne crois pas - les perdants le sont le plus souvent en raison de leur excès de confiance en la nature humaine. Et le goldeux est par nature porté à la prudence. Est-ce réellement un défaut en cette période ?

3 - L'or est déjà fort cher

Cette appréciation souvent catégorique et portée avec autant de certitude par les gestionnaires de l'argent des autres doit bien souvent à un fait concret. L'or est un bien mauvais support professionnel. Ses circuits rapportent peu aux intervenants. Pour des très nombreuses raisons que l'on aura pas le temps de reprendre ici.

Revenons au fonds concernant la survalorisation éventuelle de l'or. Il nous est très difficile d'argumenter sur ce sujet en période d'instabilité monétaire majeure - et nous y sommes depuis le milieu de 2007. Car dans de telles période, la volatilité est considérable sur toutes les classes d'actifs ...

Rappelons simplement les faits suivants :
- la valorisation des années 1990 correspondant à un point bas historique et un point haut sur la valorisation et la confiance dans les instruments monétaires. Et oui en cette période l'or était à la portée de tous dans les pays de l'OCDE. Cela ne correspond en aucune manière à sa réalité historique. Ceux qui en ont profité sont riches. Mais le passé est le passé ...
- L'or est susceptible de baisser mais ne rêvez pas trop à une baisse massive. Les infusions massives de capitaux dans le système financier vont rapidement avoir des conséquences sur la valorisation du métal précieux. L'or est désormais cher et il pourrait l'être rapidement beaucoup plus si nos monnaies occidentales baissent comme elles le devraient vis-à-vis des zones à surplus massifs. Lorsque cela sera le cas, le métal jaune sera à nouveau inabordable pour la plupart. En tous les cas dans nos pays. A vous de voir.

4 - Rien ne vaut la pierre

L'or est bien souvent mis en parallèle avec l'immobilier. Tant qu'à ne pas entrer dans les classes d'actifs non financiers, pourquoi effectivement ne pas privilégier l'immobilier. Effectivement la comparaison a un sens. Car ce sont deux remparts contre la destruction monétaire. Chacun à sa manière.

Sur ce point, je vous invite à comparer cependant à noter les points de convergence mais également les points de divergence :

a - l'immobilier a besoin d'un levier monétaire considérable. La période de destruction monétaire à laquelle nous avons assisté permis son développement au delà de tous les espérances. Cette machine fonctionne désormais à rebours.
b - l'immobilier possède une rentabilité. Vrai mais en contrepartie ses couts de possession sont élevés, la qualité du support fiscal est également sans comparaison et sa liquidité est des plus médiocres ...

5 - le marché de l'or est confus et opaque

C'est non une vérité en soi mais une vérité partielle liée à la décision des autorités politiques internationales de démonétiser l'or. Depuis sa démonétisation et en dépit d'une bonne résistance des autorités nationales - les particuliers français restant des détenteurs importants - l'or ne jouit plus d'un véritable marché dans notre pays.

Ce sont désormais les numismates et les agents de change qui assurent ce marché, les banquiers ne le faisant que sous la contrainte. Pour autant, hormis ce prisme déformant, ce prime déformant - il est curieux de confier la constitution de son patrimoine à des collectionneurs .. - le marché de l'or reste simple à l'image du métal jaune lui-même.

La contrefaçon est détectable à l'œil ou à la balance et les opérateurs sont, dans leur domaine, des professionnels compétents, honnêtes et largement aussi surveillés que les banquiers.

Rassurez-vous sur l'essentiel. Il est beaucoup plus difficile de tricher sur le commerce de l'or physique ... que maquiller un bilan bancaire dans la période actuelle.

6 - L'or est imprévisible - sa "volatilité" est excessive

Remettons les choses en perspective.

Actuellement toutes les classes d'actifs sont touchées par une "volatilité excessive", preuve si c'était encore nécessaire d'une crise monétaire d'ampleur mondiale. La volatilité actuelle est d'abord celle des instruments de mesure, les monnaies, et non celles des actifs eux-même.

Pour autant, reconnaissons que l'or fait preuve d'une volatilité particulièrement forte ... Cette volatilité tient à la présence d'un petit nombre d'opérateurs - sans intérêt industriel - et disposant des instruments nécessaires à la manipulation, à la marge évidement, des marchés des métaux.

Le fait est que ces opérateurs sont des banques et qu'ils bénéficient du soutien tacites des autorités monétaires ... Soyons clairs, cette volatilité est tout autant entretenue que sa stabilité fut au contraire maintenu durant les périodes où la monnaie fut monnaie (étalon-or).

Une simple décision des autorités monétaire ferait de l'or un "store of value" d'une remarquable stabilité ... Sans même mettre le marché sous tutelle ...

Mais une telle décision - par la suppression des interventions des acteurs privilégiées - mettrait également en évidence la dépréciation persistante de valeur de la plupart des instruments monétaires.

De fait en l'absence d'une remonétisation de l'or - même partielle - il nous faudra vivre avec cette forte volatilité. Mais rappelons-le, comme nous venons de le dire, cette volatilité caractérise tout autant les supports monétaires que le métal jaune lui-même

7 - Mon banquier n'aime pas l'or - car il ne rapporte rien

Certes c'est exact. Votre banquier n'aime pas l'or.

Demandez à votre responsable d'agence de vous procurer de l'or physique et de vous fournir un coffre adéquat, et vous aurez presque immanquablement, au mieux une moue, au pire un refus. En ce cas je vous invite à lui communiquer l'offre faite sur ce sujet par un de ces concurrent en prenant soin de préciser qu'il ne vous demande, en contrepartie, que le transfert de votre compte courant.

L'affaire sera réglée et vous pourrez passer vos transactions par lui. Y compris la livraison en mains propres à votre agence. Votre banquier n'aimera pas plus l'or mais, comme c'est un bon commerçant, il vous fera croire le contraire.

La question est bien sûr de savoir pourquoi votre banquier n'aime pas l'or.

Serait-ce parce qu'il ne vous rapporte rien ? Ou parce qu'il ne lui rapporte rien.

Sur ce point je vous invite à :
- examiner le rendement réel de votre épargne - en termes de pouvoir d'achat - durant ces dix dernières années. Sans vous réfugier dans les statistiques officielles d'évolution du côut de vie. Vous souvenez-vous du prix de la baguette et du litre de lait en 1998 ? Ramenez ce prix en Euros et faites un rapide calcul du rendement net nécessaire pour maintenir le pouvoir d'achat de votre épargne,
- vous interroger sur l'impact d'une monnaie inflationnistes pour respectivement le préteur ordinaire, l'emprunteur et le banquier ...

Question subsidiaire "Comment auraient évolué ces différentes positions, celle du préteur, de l'emprunteur et du banquier si la denrée prétée avait été un métal précieux ?" Et si vous en avez le temps rajoutez l'état à votre équation !

8 - L'or est difficile voire dangereux à stocker

L'or possède un rapport prix/volume particulièrement favorable. Et sous réserve de ne pas stocker vos avoirs sous forme de pièces à primes élevée, le métal jaune est absolument indestructible. Et donc peu exigeant en termes d'entretien. Contrairement à votre mobilier Louis XV.

Si ne vous possédez qu'un faible patrimoine, oubliez-le dans un tiroir, plutôt au fond tout de même ... Et l'affaire sera fait ! Si votre patrimoine est plus conséquent, un coffre en banque est peu couteux. Et nos régimes politiques ne tourneront pas à la confiscation en quelques mois. En attendant cette issue tragique à laquelle votre serviteur ne souscrit pas, seuls les goldbugs plus paranoïaques le conserveront à domicile. A leurs propres risques !

9 - l'or est contraire à l'intérêt public

Encore une idée répandue qui ne tient pas à l'analyse. Le métal jaune - par la fascination qu'il a parfois exercé sur l'humanité - invite effectivement à l'épargne. Et dans certaines situation à la thésaurisation. Aussitôt qualifiée de stérile ...

Pourtant en présence d'un outil de stockage de la valeur fiable, des peuples dépensiers peuvent retrouver la vertu de l'épargne.

Au regard de l'effroyable gabegie collective des pays de l'OCDE qui ne préparent ni leur avenir ni même la simple retraite de leurs anciens, l'or est d'une singulière modernité.

Et rappelons sur le fonds qu'il est possible de prêter en or ... et de verser des intérêts sur une monnaie gagée sur l'or ... Ce fut le cas des pays occidentaux durant le XIXeme siècle. Et beaucoup de penseurs ont fait de la stabilité de l'étalon métallique l'un des facteurs essentiels du remarquable parcours de notre continent durant cette "age d'or".

Évidement au vu du parcours des deux derniers emprunts français libellés en or, Pinay et Giscard, on peut comprendre que désormais les autorités monétaires ne soient pas pressées de voir le métal jaune reprendre du service ... Et même si les détenteurs d'or d'épargne se plaisent à y penser, l'or ne doit être perçu que pour ce qu'il est, une source de vérité monétaire indispensable à la qualité du système monétaire ordinaire.

Ce de point de vue, l'or est aussi propice à l'intérêt public que le policier et le juge sont utiles à la paix civile. Dans dans la mesure où l'or est à le meilleur thermomètre de la qualité des instruments monétaires.

Faisant apparaitre - bien mieux que des indicateurs de cout de vie à la fois contestables quant à la méthode et souvent manipulés à outrance, la destruction de valeur des instruments monétaires. Et offrant surtout à l'épargnant rebelle une alternative efficace à la confiscation de son bien par la destruction monétaire.

Comme tout les grands argentiers, Bernanke le répète à l'envi : "Je surveille l'évolution du cours du métal jaune". Car rien n'est plus ruineux pour la réputation d'un banquier central adepte de la "monétisation" - une création de monnaie sans contrepartie - qu'une fuite vers les métaux précieux. De là à être tenté d'influer sur son cours ....

10 - Seule la remonétisation de l'or lui permettra de reprendre une place de choix

C'est un argument souvent retenu par nos amis banquiers pour en souligner le caractère irréaliste de l'or monétaire et replacer l'or à sa place, située au rayon des antiquités dorées ... Et pourtant le dossier ne tient pas et point n'est besoin de spéculer sur le pire pour confier une part de son épargne au métal jaune.

A sa valorisation actuelle, le stock d'or planétaire représente moins de 5 % de la masse des emprunts obligataires de la planète et donc une très faible part de la valorisation de sa fortune désormais considérable.

Au vu de la faiblesse des ressources en métal du sous-sol de notre planète désormais quasiment tarie, un simple retour en grâce partiel du métal jaune parmi les réserves de change des nouveaux pays riches, une crise monétaire majeure désormais prévisible dans l'un des grands pays de la planète pourraient déclencher une remontée des cours vers des niveaux qui la qualifierait à nouveau pour ce qu'elle est, le lieu de stockage par excellence des grandes fortunes privées.

Au regard du capitalisme sauvage qui a étreint l'Asie, l'Europe centrale et l'Amérique du Sud depuis une vingtaine d'année, le métal jaune a de l'avenir devant lui quelque soit l'évolution du système monétaire.

L'or est sans rendement. Mais les rendements servis par le marché obligataire en période de désordre monétaire sont autant de trompe-l'oeil ... et ce n'est de toutes façon pas ce que lui demandent les grandes fortunes.

Alors que vous fassiez partie des plus riches ou que vous souhaitez maintenir le pouvoir d'achat de votre épargne au delà de quelques années sans pour autant prendre le risque conséquent de l'investissement, qu'il soit immobilier ou en entreprise ou celui, moindre mais non négligeable, du marché obligataire, ne négligez pas l'or dans vos réflexions.

Comme le faisait remarquer une gestionnaire de patrimoine professionnel allemand, les temps ont bien changé. Désormais il est impensable de rédiger une copie patrimoniale sans intégrer l'or. Vous n'avez aucune chance d'emporter le client ...

O tempora o mores!

mercredi 24 septembre 2008

Message à un épargnant débutant ...

Ce message a été adressé un épargnant souhaitant - selon ses propres mots - investir dans l'or. Nous avons été frappé par la confusion dans le vocabulaire employé par cet épargnant visiblement perturbé par la confusion verbale régnant sur le marché de l'épargne. Cette confusion n'est-elle que verbale ....

Les conseils ne valent qu'en fonction du contexte ...

Et là nous n'avons rien sur toi, tes attentes, ta situation patrimoniale, tes horizons de placement ou encore ton gout pour le risque ...

Tu parles d'or physique "à titre d'investissement". Le terme est surement mal choisi. L'or peut être un placement spéculatif ou encore un moyen d'épargne mais surement pas un investissement.

Si tu est épargnant court terme, c-a-d que que tu souhaites que cette somme passe l'épreuve du temps sans risque, place en Euros. C'est simple et sans bavures ...

Si tu est épargnant long terme, c-a-d que que tu souhaites que cette somme passe l'épreuve du temps sans risque, l'or a largement son intérêt a en cette période quoique son espérance de rendement soit faible ...

C'est l'assurance par excellence sans risque de contre-partie. Celle qui passera réellement sans risques tous les évènements majeurs qui malheureusement sont le lot commun de l'humanité ...

Si tu es spéculateur tout autant qu'épargnant, tu peux tenter un pari spéculatif sur le métal jaune. C'est un pari sur l'incapacité de l'humanité de traiter la dégradation actuelle du système monétaire ou celui du système bancaire dans des délais et/ou des conditions raisonnables. C'est hélas un pari raisonnable.

Mais attention, tout cela n'a rien à voir avec l'investissement. Réfléchis bien au sens que tu donnes aux mots. Et si tu souhaites investir, tu dois changer de perspective.

L'investissement se construit sur des bases tout à fait différentes. Un logement qui rapportera XXX Euro par an. Un titre boursier avec ses coupons. Ou pour les plus riches et les plus patients, une start-up avec ses espérances de Bingo à 5 ou 10 ans.

Le maitre-mot de l'investissement est rentabilité. L'investissement implique la clarté et beaucoup d'informations. Le maitre-mot de l'épargne est solidité. L'épargne implique la confiance et rien qu'elle ...

L'épargne sert à E-P-A-R-G-N-E-R. Pour plus tard. Les banquiers a essayé de faire croire que l'on pouvait faire l'un et l'autre, investir et épargner, ensemble ... On a vu le résultat.

Alors, investissement, épargne longue ou court terme, choisis bien les mots que tu emploies. Choisis ta démarche. Et AMHA ne n'aventures pas sur des produits mixtes. C'est eux qui sont entrain de "crasher" notre belle planète financière ..

mardi 23 septembre 2008

Le bébé et l'eau du bain (ne pas jeter ...)

Comme certains d'entre vous d'entre vous je suis "bear de bear". Et ce depuis le début de la crise ayant soldé mon immo fin 2005 plus par obligation que par conviction. Puis, sur la base de l'analyse, mon portif PEA fin 2006 et mon portif action début 2007.

J'ai ensuite pris progressivement une position "bear" sur les marchés via des certifs bear, du gold et le reste en liquidités court terme. Dont une part à la Poste, c'est dire que votre serviteur est - utilement à ce jour - un peu parano.

Pour le reste, je pense qu'il ne faut pas se tromper de casting. Crise financière il y a, crise monétaire de façon certaine désormais. Pour autant ne jetons le bébé avec l'eau du bain ...

AMA la crise bancaire systémique ne guette pas la banque française ni allemande ni celle du nord de l'Europe.

Certes les placements malencontreux des banques allemandes (et on pourrait citer les néerlandaises et belges) sont de notoriété publique.

Certes quelques banques françaises ont misé - dans un mélange paranoïaque de croissance externe et d'internationalisation à contre-temps - sur les mauvais chevaux au dépens de leurs réseaux provinciaux si précautionneux...

Au final je ne donne pas lourd de la capitalisation boursière de la profession prise dans son ensemble à 2/3 ans. Son poids dans la celle des places financières de la zone Euro sera vraisemblablement inférieure à sa moyenne historique. Et peut-être même proche du zéro des cartes marines pour une bonne part d'entre elles au Sud de la zone. Ces dernières bénéficieront du secours des états concernés. Cela s'est fait dans le passé et se refera. Et il sera vraisemblablement temps de rentrer ...

Pour autant quelque soit la faiblesse de valeur résiduelle du système bancaire, l'absence de déficits extérieurs, la capacité structurelle à épargner du Nord de la zone Euro (largement supérieure à celle du Japon actuellement) sont autant d'atouts pour que le système passe - le cas échéant avec le concours de la BCE - l'hiver au chaud. Sans défaillance majeure, je n'ai pas dit sans défaillance ...

Attention donc à ne pas se tromper de cible quant à ses angoisses et ses enthousiasmes.

S'agissant des membres de l'OCDE la crise ne sera systémique que dans les pays présentant un bilan extérieur très négatif. A savoir des déséquilibres majeurs des balances extérieures non résorbables rapidement et un taux d'épargne privée faible. Ce n'est pas le cas de la zone Euro.

Bien sûr, rien n'est totalement rose dans le périmètre Euro. L'état italien, l'Espagne, la Grèce et l'Irlande, pour ne citer qu'eux, sont en situation critique au même titre que le Royaume-uni et, à tout seigneur tout honneur, les US. Et dans ces pays tout est possible même le pire. Et je vous passe un florilège de pays de l'Est européen que rien ne sauvera de l'intervention du FMI, pour peu que ce dernier survive.

En conclusion ne mélangeons pas les torchons et les serviettes.

La crise économique sera pour tous. Le diner des sur-capacités industrielles sera servi à tous. En revanche si la crise financière va détruire ce qui reste de capacités financières dans certain pays, elle épargnera les prudents qui verront leur épargne largement bénéficier de la remontée du cout de l'argent et de nombreuses solderies s'ouvrir ici et là sur les marchés financiers. Ceci compense bien cela ...

Dans ce panorama le précieux métal jaune a-t'il un rôle à jouer sur les marchés ? Oui mais il n'est pas en Europe.

Bien sur, dans un contexte comme le notre celui de la zone Euro, l'or peut peut être un outil parmi d'autres pour protéger l'épargnant de l'inflation.

Car bien sûr nous ne serons pas épargné pars l'inflation quand la communauté europeenne devra porter secours à son club Med. Par des aides spécifiques qui seront indispensables au sauvetage, ici de l'intégralité du système bancaire (Irlande), là de l'ensemble du système para-bancaire (Espagne).

Mais sur la zone Euro, il y a fort à parier que les comptes monétaires soient finalement - sous réserve d'une fiscalité raisonnable - d'un rendement suffisamment décent pour rendre l'alternative du métal précieux sinon caduque du moins discutable.

Mais s'arréter à l'appréciation de l'or aux frontières de la zone Euro, c'est clairement faire une lourde erreur d'appréciation ..

Prendre une position-or c'est d'abord tenter un pari spéculatif sur les errements de politique monétaire de nombreux pays d'Asie et du moyen-orient.

Par le pegging (j'invite ceux qui n'ont pas saisi de lire et relire sur le sujet), ces pays mettent l'ensemble du système monétaire internationale en péril. Et surtout détruisent en permanence l'épargne privée de leurs ressortissants, celle publique de leurs banques centrales.

Si cette attitude est justifiable en période de croissance forte, elle devient véritablement irresponsable en période de retournement.

Les pays qui ont fait le choix de la dépréciation monétaire forcée, Chine et golfe en tête (je vous fais grâce de la liste) vont remettre l'or au centre de la table. Willy-nilly.

Par l'épargne privée et même dans certains cas par l'"épargne publique, celle des banques centrales. Évidemment c'est à ce niveau très symbolique que se joue le plus gros de la partie.

Celle-ci ne fait que commencer.

vendredi 14 décembre 2007

Pourquoi l'or-métal va se comporter royalement

Petit exposé rapide sur mon sentiment concernant l'or-métal. Je ne prétend pas couvrir le sujet avec exhaustivité ni objectivité. Un point de vue de plus.

L'or-métal va faire l'objet d'une re-découverte par de nombreux particuliers fortunée sur la planète. Détaillons pourquoi.

Le métal jaune métal possède une valeur anxyolithique intrinsèque. Et nous sommes à l'orée d'une guerre monétaire, ou plutôt d'une spirale monétaire négative sur les trois grandes zones monétaires mondiales (US, asiatique, européenne), Je ne développera que modérément l'argumentaire par manque de temps mais reprenons rapidement.

CONCERNANT LA VALEUR ANXIOLITHIQUE de notre précieux métal,on relira "l'avare" de Molière et la copieuse littérature sur ce sujet ... L'or-métal a cette remarquable qualité d'être doté d'une valeur résiduelle élevée dans les pires conditions. En ces temps de déroute bancaire, le fait d'être sans contrepartie dans le système bancaire, ce n'est pas un mince argument.

L'effondrement en cours de la dette privée US - on peut s'attendre au pire -va rappeler à tous qu'une obligation ("security" en anglais ourf!) n'oblige en pratique que celui qui l'achète ... Sauf à disposer d'un environnement monétaire, juridique et fiscal favorable comme celui dont a bénéficié la finance anglo-saxonne depuis 1945.

Les clients de l'obligataire privé - à 60% aux US - et notamment ceux qui recherchaient l'introuvable AAA privé, vont faire migrer une part de leurs avoirs désormais en péril vers l'or.

Dans la mesure où cette re-découverte de l'or-métal est pour beaucoup une véritable primo-découverte, je ne m'attends pas, contrairement à beaucoup de "gold bugs" à un pic brutal façon 1980 mais bien à une montée longue et inexorable de la valeur du précieux métal.

CONCERNANT LA SPIRALE MONÉTAIRE NÉGATIVE, je me suis déjà largement exprimé sur les forums bourso. Le fonds de l'argument est à trouver en Chine, non sur la côte mais bien dans les régions reculées du pays. Le gouvernement chinois pratique depuis des années une politique de dumping monétaire en accrochant le yuan directement au cours du dollar.

Si cette politique était justifiable en période de dollar fort ou raisonnablement faible, la poursuite de cette politique monétaire aujourd'hui est à la fois économiquement et socialement dangereux et surtout financement inepte.

En fait aujourd'hui la Chine possède une infrastructure industrielle très largement suffisante pour faire face aux besoins actuels de la planète (sauf à supprimer toute industrie ailleurs sur la planète ...). Or le pays continue de sous-évaluer agressivement sa monnaie et poursuit sa politique d'investissement sans faiblir. Car désormais toutes les régions de la Chine, sauf les plus reculées, veulent ce que la côte a obtenu. Un niveau de vie se rapprochant de à celui des autres pays industriels. C'est évidement impossible pour d'évidentes raisons de marché.

IL serait financièrement sain et économiquement judicieux de voir l'investissement industriel faiblir en Chine. Il serait temps également de laisser pour un temps la monnaie respirer et remonter mécaniquement entrainant à la hausse le pouvoir d'achat de sa population tout en stabilisant durablement l'inflation. Et pourtant nous avons toutes les raisons de penser que Pékin, arbitre de toujours entre la côte occidentalisée et les campagne réservoir historique de l'armée et soutien du parti, choisira de soutenir les "campagnes". Et d'ignorer la position de la "Bank Of China" désormais favorable à une montée progressive du Yuan.

Au final, la Chine va dans les prochains mois laisser sa monnaie plonger avec le dollar (dont le sort est connu de tous ici) entrainant à sa suite le YEN et toutes les monnaies de sa zone. Afin de poursuivre "son grand bond en avant". A marche forcée. Le président s'est exprimé récemment à ce sujet. Son discours ne laisse place à aucun doute sur les intentions du régime.

Dans un contexte de dévaluations compétitives sauvages, les monnaies des grand pays industriels vont s'aligner partiellement pour faire face aux sur.capacités, seules les monnaies tierces (celles des producteurs de matières premières) vont tenir AMHA. Que va faire notre Euro et les monnaies de sa zone (GBP et monnaies nord et est-européennes) ... Monter relativement certes. Mais cela ne pourra durer. Pour d'évidentes raisons, Jean-Claude Trichet devra lâcher la bride. Pour sauver non EADS mais bien le secteur automobile européen.

Cette situation d'affaiblissement massif et systématique de toutes les monnaies-papier va permettre d'éviter une déflation généralisée mais elle ne peut que renforcer le rôle de référent monétaire de l'or. Tant auprès des anciens riches, les pays industriels en concurrence sauvage les uns contres les autres, et les nouveaux riches positionnés en arbitres.

mercredi 7 mars 2007

Mon scénario gold

Je spécule sur un scénario déflationniste à CT lorsque les détenteurs d'actifs, bourse en tête, prendront vraiment en compte les TRÈS mauvaises nouvelles qui filtrent actuellement concernant la situation US. Le système en place (basé sur un dollar cher et paradoxalement empruntable à des taux ridiculement bas au regard de l'inflation réelle et surtout des risques) va se vautrer assez brutalement. Pas cette fois-ci sans doute car les mauvaises nouvelles ne font que commencer à transpirer. Mais ce système basé sur un crédit sans contrôle est épuisé.

Dans ce type de scénario, l'or ne devrait pas repartir sous la poussée de ce système inflationniste à bout de souffle (hedge, banques anglo-saxonnes qui traitent l'or comme un simple support technique de spéculation) mais à partir de la demande beaucoup plus pérenne des détenteurs de créances de LT (Golf, Asie).

Ce n'est pas fait et je fais le pari que ce redémarrage n'interviendra qu'après une période de rupture déflationniste du système en place. Bref pas sans une crise de liquidité.

Paradoxalement je suis confiant contrairement à certains notament Alex sur le comportement de l'or en période de déflation. Car de nombreux opérateurs financiers ne seront pas en mesure de résister à un "argent cher". E n dépit du credit crunch l'or devrait, contrairement aux MPs, résister dans un mouvement désordonné de "flight to safety" avant que - scénario bien connu - les politiques ne flinguent définitivement leur monnaies respectives dans une belle harmonie internationale.

Nous serons ici dans un scénario bien connu de ceux qui ont connu les années 70. Petit minute d'émotion pour ceux qui ont vu leurs proches compter les naps devant l'écran de télévision noir et blanc !

Parmi les mesures qui devraient pousser notre bon vieux métal jaune, on peut envisager hélas tout un florilège de mesures inattendues au pays du capitalisme libéral face à la dureté des temps,
- soutien "à bout de bras" de son système financier défaillant et une politique quasi-socialiste de type "droit au logement" face à une montée dramatique des foreclosures,
- mise en place d'une floppée de mesures sociales ayant un impact très négatif sur les finances publiques (emploi, santé, retraite).

Et là nous assisterons une remontée durable des métaux précieux avant qu'un nouveau SMI ne mette en place. Nous n'en sommes pas encore là.

My .02 cents ...